Samedi 28 avril 2007
Khalid Zoubaa suspendu trois ans par la FFA
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Khalid Zoubaa, contrôlé positif à l'EPO, a été condamné à trois ans de suspension par la commission de discipline de la Fédération française d'athlétisme, avant même l'analyse de l'échantillon B de ses urines. "On lui a fait trois convocations de date pour la contre-expertise. Ni lui ni son avocat n'ont répondu", a précisé samedi à l'Associated Press Bernard Amsalem, le président de la FFA.
Le demi-fondeur français avait été détecté positif le 27 janvier dernier à Pau à l'issue des championnats de France militaires de cross qu'il avait remportés.
L'athlète -ou son représentant légal- doit être présent lors de l'analyse de l'échantillon B des urines, qui a pour but de confirmer ou d'infirmer les résultats de l'échantillon B.
L'organe disciplinaire de première instance de la FFA a décidé de sanctionner Zoubaa pour ne pas risquer de statuer hors délai sur ce dossier.
"On a craint de passer les délais. Si on n'avait pas décidé de sanction, l'IAAF (Fédération internationale d'athlétisme) ou l'AMA (Agence mondiale antidopage) auraient pu constater une carence de la Fédération et se saisir du dossier par défaut. Nous n'avons pas voulu attendre, on a réuni la commission et statué sur l'échantillon A. (Zoubaa) peut encore demander une expertise de son échantillon B. Son échantillon B est conservé au laboratoire de Châtenay-Malabry".
La commission a voulu frapper les esprits en infligeant trois ans de suspension, puisque les textes internationaux prévoient deux ans pour une première infraction. Mais en France, la loi Lamour, plus répressive, permet de sanctionner désormais un athlète de deux à six ans pour une première infraction, en fonction des éléments du dossier.
"La loi a changé et on peut aller jusqu'à six ans. Ni son avocat ni lui ne se sont présentés devant la commission alors qu'ils ont été convoqués normalement", précise Bernard Amsalem. "A chaque fois qu'on lui a envoyé un courrier recommandé, il a attendu le dernier jour pour le retirer. Il a une attitude bizarre que je ne comprends pas", ajoute-t-il.
Khalid Zoubaa peut soit demander la contre-expertise de l'échantillon B, soit fait appel auprès de la commission d'appel, soit les deux. "Puisqu'il se dit innocent, il peut faire procéder à l'analyse de l'échantillon B", préconise Bernard Amsalem.
Le demi-fond français a connu une véritable épidémie de cas positifs ces derniers mois: Latifa Essarokh, la recordwoman de France du 1.500m, a été contrôlée au stanozolol; Nordine Gezzar, athlète du 3.000m steeple, a été contrôlé positif à la nandrolone, alors que Hind Dehiba (800m, 1.500m) a subi un contrôle positif à l'EPO en janvier.
"On a renforcé le suivi longitudinal pour le demi-fond et il y a énormément de contrôles qui ont été faits sur tous les cross départementaux et régionaux qui se sont déroulés cet hiver sur tout le territoire national, donc il y a des centaines d'athlètes qui ont été contrôlés et il y a malheureusement une toute petite minorité de positifs, donc il ne faut pas faire l'amalgame", tient cependant à préciser M. Amsalem. "La grande majorité des athlètes du demi-fond français est propre et ils font des performances propres. Il y a une petite gangrène à éradiquer le plus rapidement possible".
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