dimanche 28 janvier 2007
Diagana premier président de la nouvelle Ligue nationale d'athlétisme
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La nouvelle Ligue nationale d'athlétisme, qui a vu le jour dimanche, a trouvé son Serge Blanco: son premier comité directeur a élu à l'unanimité un célèbre jeune retraité à sa présidence, l'ancien champion du monde du 400 m haies Stéphane Diagana.
Au mois de mai dernier, les dirigeants de la Fédération française (FFA), avaient indiqué qu'ils cherchaient un profil similaire à l'ancien arrière du XV de France devenu président de la Ligue nationale de rugby (LNR).
Tous les regards s'étaient donc tournés vers Diagana, retraité des pistes en 2004. Chargé de mission auprès de la Direction technique nationale (DTN), l'homme était déjà passé de l'autre côté du miroir, mais il a longtemps hésité avant d'accepter de briguer ce poste.
"La première raison de mes hésitations est d'ordre personnel, a-t-il précisé. Je suis un jeune retraité des pistes et je n'ai pas encore complètement défini mon projet professionnel. Dans cette optique, le fait que Bruno Marie-Rose soit vice-président est très important. La deuxième raison, c'est que l'horizon de cette ligue pro a commencé à s'éclaircir. On connaissait déjà les enjeux, mais le contenu sportif s'est clarifié."
Marie-Rose, un temps pressenti pour prendre les rênes de la LNA, a de son côté expliqué qu'il était "difficile d'assumer la fonction de président" étant donné ses "obligations professionnelles".
Les deux hommes travailleront main dans la main, épaulés par l'architecte de cette ligue professionnelle, le DTN adjoint Bertrand Hozé, qui est nommé directeur de la LNA.
Leur premier objectif est d'obtenir la signature des 23 athlètes sélectionnés - à l'exception de Hind Dehiba, dont le cas est en suspens dans l'attente des résultats du contrôle antidopage qui ont suivi la découverte par les douanes d'hormones de croissances dans les bagages de son mari et entraîneur Fodil, lundi à Roissy.
"Certains athlètes ont donné leur accord, mais pas tous", a indiqué Diagana. La principale question porte sur le nombre d'étapes du circuit professionnel, auxquelles ils devront participer en échange d'un salaire mensuel de 1500 euros nets et d'un statut social. A priori trois, mais des aménagements sont envisagés, notamment pour le demi-fond et le fond.
Il s'agit aussi d'harmoniser les calendriers des uns et des autres, pour qu'une dizaine d'athlètes professionnels participe à chacune des six étapes (Villeneuve d'Ascq, Jean-Bouin, Strasbourg, Reims, Castres et Monaco).
La LNA doit enfin trouver d'autres partenaires pour boucler son budget (1,5 millions d'euros) financé en majeure partie par le groupe Lagardère. "Il y a deux contacts très avancés et un troisième un peu moins", a indiqué le président de la FFA Bernard Amsalem.
Les signatures sont espérées avant le prochain conseil d'administration, le 6 mars.
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