mercredi 24 janvier 2007
Le mari de Hind Dehiba va être mis en examen
 |
| © Getty
|
Fodil Dehiba, mari et entraîneur de la détentrice du record de France du 1.500 mètres Hind Dehiba, a été mis en examen mercredi pour trafic de produits dopants après son arrestation lundi à l'aéroport de Roissy en possession de fioles d'hormone de croissance, a-t-on appris de source judiciaire.
Hind Dehiba, Marocaine naturalisée française en 2004, et un autre athlète, arrêté avec le couple et dont l'identité n'a pas été divulguée, n'ont en revanche pas été poursuivis, la loi française ne réprimant pas l'usage de produits dopants.
Ces deux personnes ont été remises en liberté mardi soir après une journée d'interrogatoire en garde à vue dans un service de police spécialisé. Hind Dehiba a au préalable subi un contrôle antidopage de l'Agence française de lutte contre le dopage.
Fodil Dehiba, qui était aussi en garde à vue, est poursuivi pour "offre, cession, administration de produits dopants à des sportifs participant à des compétitions, acquisition, importation, transport et détention de substances vénéneuses et importation illicite de médicaments".
Conformément aux réquisitions du parquet, le mari de l'athlète, pompier à la Ville de Paris de profession, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après son audition par une juge du pôle de santé publique du tribunal de Paris.
Quand il a été arrêté, le couple Dehiba revenait d'Albuquerque, aux Etats-Unis, où il séjournait depuis novembre dernier pour un stage.
Hind Dehiba s'est déjà fait remarquer dans les milieux de l'athlétisme pour avoir décliné une sélection nationale à la Coupe d'Europe en juin 2006, évoquant une tendinite, démarche qui avait suscité une procédure devant la fédération.
Ces poursuites ont été jointes, par le biais d'un réquisitoire dit "supplétif" délivré par le parquet de Paris, à une première information judiciaire ouverte depuis l'été dernier et concernant des faits de dopage dans le milieu du demi-fond français.
Ce premier dossier fait suite aux contrôles positifs subis en juillet dernier à Stockholm par Latifa Essarokh, première française sous les 4' au 1.500 mètres et qui aurait pris du stanozolol, un stéroïde anabolisant.
Nordine Gezzar, qui court le 3.000 mètres steeple, a subi de son côté deux contrôles positifs l'été dernier, l'un révélant une prise de nandrolone, un anabolisant, l'autre celle d'un produit masquant. Tous deux ont été suspendus deux ans.
|