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Le Cubain Dayron Robles, 20 ans, a clôturé en beauté la finale du Tour mondial d'athlétisme dimanche à Stuttgart, en égalant en 12 sec 92/100 la meilleure performance mondiale de l'année sur 110 m haies, propriété du Chinois Liu Xiang.
Si Liu reste le guide suprême - détenteur du record du monde depuis juillet 2006 (12.88), champion olympique et du monde- d'un pays de 1,3 milliard d'habitants, Cuba (12 millions d'âmes) peut rêver les yeux ouverts. Oubliée la déception des Mondiaux (seulement 4e), son costaud (1,90 m pour 84 kg) de Guantanamo est redevenu en fin de saison celui auquel on promet, depuis 2004 et la médaille d'argent conquise aux Mondiaux juniors à Grosseto (Italie), un destin doré. Robles a donc mis le sceau de sa classe sur une seconde journée bien plus rythmée que la première, d'autant que le Norvégien d'origine gambienne Jaysuma Saidy Ndure s'était invité à la fête un peu plus tôt.
Ebullition «Incroyable! Mais je savais que je pouvais courir aussi vite», s'est exclamé le Nordique au terme de son 200 m bouclé en 19 sec 89/100, loin devant l'Américain Wallace
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Spearmon (20.18), médaillé de bronze aux Mondiaux. Wallace a d'ailleurs pu penser que son vainqueur était le Jamaïcain Usain Bolt, deuxième à Osaka, avec lequel Edwin Soi, qui vit à Oslo depuis 5 ans, partage une grande taille et le style de course. Son entrée inattendue dans le club des moins de 20 secondes -il avait un record de 20 sec. 25/100 - confirme l'ébullition sur demi-tour tour de piste depuis deux saisons. Robles et Ndure ont détourné les projecteurs qui revenaient à Edwin Soi, lequel est venu s'ajouter à l'éclatante collection des maillots rouges kényans cette saison. Au lendemain de son succès sur 3000 m, Soi (21 ans) a triomphé sur 5000 m, pour un doublé inédit en demi-fond dans une finale du Tour mondial. Et ses adversaires n'ont rien fait pour l'en empêcher. «Avec ce train très lent (13:38.16 pour le vainqueur), cela a été facile. Je craignais pourtant de me ressentir musculairement de la course d'hier», a remercié le jeune homme. La féline Janeth Jepkosgei, à nouveau imprenable pour ses adversaires sur 800 m, et le steeple-chaser Paul Kipsiele Koech ont fait respecter également la loi kényane.
Vengeance en famille. Seulement 4e des championnats nationaux, et donc non qualifié pour les Mondiaux, Koech s'est fait un plaisir de précéder, en 8 min 00 sec 67/100, ses compatriotes Richard Mateelong et Brimin Kirputo, soit les médailles de bronze et d'or à Osaka.
«Je n'ai laissé aucune chance à mes adversaires en imposant mon rythme», a souligné Koech, qui s'entraîne régulièrement en Allemagne, à Tübingen, durant la saison estivale.
Les haies basses ont continué à parler polonais. Apès Marek Plawgo, qui s'était offert la veille le scalp du champion du monde américain Kerron Clement, Anna Jesien a piégé l'Australienne Jane Rawlinson, médaille d'or au Japon. Du coup, la championne des Antipodes l'a mal pris et s'est refusée aux intervieweurs.
Quelques champions du monde avaient néanmoins gardé assez d'énergies pour conserver leur leadership. Comme le Bahamien Donald Thomas (2,32 m en hauteur), le Finlandais Tero Pitkämäki (88,19 m au javelot) ou encore le perchiste américain Brad Walker (5,91 m). Débarrassé de ses adversaires, Walker a même osé essayer de dépasser le maître ukrainien Sergey Bubka, dont le record planétaire (6,14 m) est vieux de 13 ans. Mais, par trois fois, Walker a compris qu'il y avait encore loin du rêve à la réalité.