vendredi 23 février 2007
Barber La version policière mise en cause
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Depuis le début de l'affaire qui avait vu son interpellation le 18 mars dernier aux abords du Stade de France, puis sa mise en examen le 21 novembre pour outrages et rebellion, Eunice Barber mettait en cause la version de la police. Et vendredi, c'est la Commission nationale de déontologie de la sécurité qui s'est à son tour interrogée «sur la réalité de la résistance physique dont Eunice Barber a fait preuve lors de son interpellation», a indiqué l'avocat de l'athlète, Me Emmanuel Daoud.
Selon l'avis et des recommandations de la Commission, «il est difficilement croyable que Mademoiselle Eunice Barber, certes athlète de haut niveau, ait pu ainsi tenir tête à plusieurs fonctionnaires (quatre selon le rapport, ndlr), qui n'auraient eu comme seule possibilité que de la neutraliser en la menant au sol, et en la transportant à plat ventre dans le fourgon jusqu'au commissariat local, maintenue ainsi plaquée par deux fonctionnaires, sauf à mettre en cause l'efficacité des gestes techniques professionnels d'intervention tels qu'enseignés dans les écoles de Police».
Me Emmanuel Daoud a de son côté indiqué que «Eunice Barber exprime sa satisfaction qu'une autorité indépendante, au terme d'une enquête complète, ait souligné le caractère peu crédible de certaines accusations formulées à son encontre». La Commission nationale de déontologie de la sécurité est une autorité administrative indépendante, qui n'a ni valeur de tribunal ni de conseil de discipline.
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