samedi 17 février 2007
Dopage Amsalem prêt à lutter
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Le président de la Fédération française d'athlétisme (FFA), Bernard Amsalem , veut remettre de l'ordre dans le demi-fond, discrédité par la multiplication des affaires de dopage. Amsalem est déterminé à mettre un terme aux pratiques douteuses d'un petit noyau d'athlètes qui entachent tout le camp tricolore.
«Comment accueillez-vous la convocation de votre directeur technique national Franck Chevallier lundi au ministère des Sports ?
Le ministre souhaite prendre connaissance des initiatives de la Fédération et peut-être aussi l'encourager à poursuivre dans cette voie. Nous ne faisons que ce que la loi Lamour nous autorise à faire. C'est classique qu'il convoque un fonctionnaire d'Etat, dont il est le supérieur hiérarchique.
Visiblement Jean-François Lamour reproche à la FFA un manque d'encadrement lors des stages à l'étranger de certains athlètes.
Les DTN ont toujours cherché à contraindre les athlètes à rentrer dans le rang mais ce n'est pas facile de contester des attitudes qui durent depuis des années. L'athlétisme est un sport très individualiste, encore plus dans le demi-fond. Il y a toutefois une progression depuis août 2006. Beaucoup plus d'athlètes ont participé aux stages fédéraux cet hiver que les années précédentes. Je pense que dans six mois, les choses vont rentrer dans le rang. Après on réfléchira à des modes plus coercitifs.
Envisagez-vous d'utiliser l'arme financière ?
Les contraintes que l'on pourrait imposer à travers l'aide personnalisée ne suffisent pas. Elle ne représente pas grand-chose pour certains types d'athlètes. Un vainqueur de marathon gagne par exemple plus de 100.000 euros, alors que nous alignons au maximum 15.000 euros pour l'aide personnalisée.
Pourriez-vous alors fermer les portes de la sélection à ceux qui continueraient à partir en stage sans encadrement fédéral ?
La sélection appartient au DTN, mais je donne mon avis. Il faut aller jusque-là compte tenu de la gravité du problème. Pour l'instant, le règlement ne le permet pas encore.
Quitte à aller en justice si vous êtes attaqués par des athlètes non sélectionnés alors qu'ils ont réussi les minima ?
On ira en justice.
Ce discours n'est-il pas difficile à tenir, alors que votre porte-drapeau Mehdi Baala accumule les succès en s'entraînant à part ?
Mehdi Baala a conservé son organisation cet hiver mais il a fait son stage à l'étranger avec d'autres disciplines. C'est déjà un progrès, d'autant que l'encadrement était essentiellement fédéral. Mehdi et son entraîneur, monsieur Dirringer, doivent prendre conscience que leur fonctionnement sert de référence et peut en inspirer d'autres. Ils ont intérêt à se rapprocher de la Fédération et à rentrer dans le rang pour éviter qu'on le compare à ceux qui ne respectent pas les règles. On a besoin que Mehdi Baala donne un signal fort aux autres. C'est le patron du demi-fond en France, donc ce qu'il fait sert de référence aux autres.»
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