Blanka Vlasic. Auteure de la meilleure performance mondiale de la saison (2,07m), la Croate est la favorite à la hauteur féminine au Japon.
Seul le ciel semble être sa limite. Où s'arrêtera Blanka Vlasic ? Auteure de la meilleure performance mondiale de la saison (2,07m à Stockholm le 7 août), la Croate, qui a grappillé onze cm en cinq ans, s'annonce comme la favorite au titre suprême à la hauteur féminine lors des Mondiaux d'Osaka. Une compétition qui ne lui a jamais réellement réussi. Il y a deux ans, à Helsinki, sans réellement comprendre pourquoi, Vlasic est incapable de franchir la hauteur de qualification, échouant à 1,88m. A Paris, au Stade de France, elle ne prend que la 7e place (1,95m). Son meilleur résultat reste finalement une 6e place en 2001 aux Mondiaux d'Edmonton (1,94m).
Grande (1,93m), Vlasic était destinée à faire du basket, le sport roi dans son pays. Mais suivant les traces de son père décathlonien, qui la prénomma Blanka en hommage à la ville de Casablanca, cité dans laquelle il participa aux Jeux Méditerranéens en 1983, ce modèle de précocité se tourna vers l'athlétisme. Bien lui en a pris. En 2000 (1,91m) et 2002 (1,96m), elle devient championne du monde junior. Souvent critiquée pour son manque de force mentale, Vlasic n'a jamais réellement brillé chez les seniors dans un grand championnat. Entraînée depuis ses débuts par son père, la Croate vise l'or à Osaka. Et pas autre chose.
A Doha, en mai dernier, l'une des plus jeunes sauteuses du plateau n'est pas passée loin d'effacer la mythique barre de la Bulgare Stefka Kostadinova (2,09m). Après trois tentatives à 2,10m, la vice-championne du monde en salle 2006 a échoué de peu dans sa quête du Graal vertical. Après deux années marquées par des blessures récurrentes, Vlasic retrouvera à Osaka la Suédoise Kajsa Bergqvist, la Russe Yelena Slesarenko, la Belge Tia Hellebaut ou encore l'Espagnole Ruth Beitia. La lutte s'annonce âpre, mais au vu des dernières sorties de la Croate, Vlasic semble avoir son destin entre ses pointes...