jeudi 30 novembre 2006
Le sort s'acharne sur Ferga-Khodadin
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| © Getty |
Rien ne va plus pour Linda Ferga-Khodadin. Un an après avoir renoncé aux Mondiaux d’Helsinki sur blessure, la hurdleuse française est de nouveau à l’arrêt, victime d’une rupture du tendon d’Achille droit.
Août 2005, Helsinki. Linda-Ferga Khodadin s’aligne dans les blocks du 100 mètres haies comptant pour les Championnats du monde finlandais. La Française, solide lors du premier tour, ne passera malheureusement pas l’obstacle des demi-finales. Une mauvaise réception lors du passage de la première haie vaudra à la sociétaire de l’US Créteil de quitter la piste sur une civière, la cheville gauche en vrac, tendon d’Achille brisé.
Trois mois plus tard, la hurdleuse se remet courageusement au travail. Elle attendra la mi-juin et la réunion de Noisy-le-Grand pour renouer avec la compétition. Un rendez-vous avorté qui se soldera par une chute au deuxième obstacle mais n’entamera en rien son moral. Le meeting de Strasbourg, programmé quatre jours plus tard, sera plus concluant. La protégée de Renaud Longuèvre boucle son premier 100 mètres haies depuis l’accident en terre alsacienne et franchit l’arrivée en septième position créditée d’un chrono de 13’’79.
Rassérénée, Ferga-Khodadin multipliera les escapades, cinq au total dont trois sur plat, avant de mettre un terme à sa saison non sans avoir assisté, de loin, aux joutes continentales de Göteborg pour lesquelles elle a été jugée trop juste. Un été raccourci mais une parenthèse nécessaire pour la comparse d’entraînement de Ladji Doucouré alors ravie de tourner la page pour se focaliser tout entière sur une année 2007 qu’elle espérait plus fructueuse. Il n’en sera malheureusement rien. Touchée au tendon d’Achille droit au cours d’un entraînement disputé à l’INSEP mardi, la championne de France du 60 mètres haies, bientôt 30 ans, voit non seulement ses désirs contrariés mais, pire encore, sa carrière compromise. Un scénario catastrophe que l’entourage de l’athlète a voulu éviter en recourant à une alternative chirurgicale totalement différente de l’option choisie au cours de l’été 2005. « Pour ne pas repartir sur la même démarche et sur les mêmes délais, on va tenter une autre technique d'opération, a expliqué Renaud Longuèvre. Cela permet de gagner beaucoup de temps, pas seulement dans l'optique du haut niveau, mais aussi pour son moral. Par contre, c'est moins fiable. Les médecins vont voir dans quatre jours si ça fonctionne et si ce n'est pas le cas, on rouvre. On est dans une configuration où l'on n'a rien à perdre, car ce serait probablement synonyme de fin de carrière. » |