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L'équipe de France messieurs a remporté sur le poteau la Coupe d'Europe d'athlétisme, jeudi à Malaga, en devançant de deux points la Russie, grâce à sa victoire dans le relais 4X400 m, alors que les dames, quatrièmes, ont sauvé leur place parmi l'élite. Dans les compétitions féminines, le succès escompté de la Russie -son dixième consécutif- a été écrasant, avec 43,5 points de marge sur la Pologne.
Les Bleus, en renouant avec les fastes de Florence en 2003, se sont ainsi qualifiés pour la Coupe du monde d'athlétisme, les 16 et 17 septembre à Athènes.Seulement sixièmes à l'issue de la première journée, mais à 4 points des Polonais, provisoirement deuxièmes, les Français ont connu moins de faiblesses que la veille, quand notamment le relais 4X100 m avait été disqualifiée pour passage hors zone du témoin.
Cette fois, c'est la Russie qui a payé la malchance au prix fort. Le premier accroc est arrivé au triple saut. Danila Burkenya s'est fait mal aux adducteurs dès son 1er essai et n'a marqué aucun point. Avant l'ultime épreuve, la Russie possédait néanmoins encore 5 points d'avance. Mais, lors du premier passage de relais, une bousculade a relégué le deuxième concurrent russe en dernière position. Pendant ce temps, les Français plaçaient sur orbite leur fusée Marc Raquil.
Les succès du champion du monde Ladji Doucouré sur 110 m haies et de Romain Mesnil à la perche avaient jusqu'au dénouement permis aux Français de s'installer solidement à la 2e place. "Du vent de face à 1,5 m/s et 13 sec 27/100. C'est bien. Le départ est pas mal mais je m'écrase sur les premiers appuis. A la fin, je commence à creuser le dos et, sur les trois dernières haies, j'ai le bras gauche qui se balade", a analysé Doucouré.
Pour sa part, Mesnil s'est hissé à la hauteur de l'enjeu en franchissant 5,70 m. Gêné par le vent tourbillonnant, le sociétaire du club d'Albi a devancé l'Italien Giuseppe Gibilisco, champion du monde 2003. Le directeur technique national (DTN) Franck Chevallier a d'ailleurs félicité le perchiste qu'il n'avait pas épargné en d'autres occasions.
Mais le responsable a surtout rendu hommage à "l'esprit d'équipe" qui aurait pu être ébréché par les refus de quelque-uns d'endosser le maillot national. "Vraiment cette compétition a de particulier que c'est l'équipe qui s'illustre. Bien sûr, il y a eu de belles performances mais je retiens celle de l'équipe. Mon métier, c'est de féliciter les athlètes pour leurs performances ou pour leur engagement. C'est aussi de donner des coups de pied dans les fesses à ceux qui rechignent", a ajouté le DTN. Avec six succès, tous remportés par les hommes, l'athlétisme français a rappelé ses ambitions avant les Championnats d'Europe de Göteborg (Suède).