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Le champion olympique américain Justin Gatlin sera suspendu jusqu'à huit ans après avoir reconnu s'être rendu coupable de dopage.
La durée exacte de sa suspension, qui a pris effet le 15 août dernier, sera déterminée ultérieurement par une commission arbitrale.
L'Agence américaine antidopage (USADA) s'est prononcée mardi pour une suspension de huit ans et a fait savoir que Gatlin avait accepté de coopérer avec l'agence en lui fournissant des informations qui pourraient l'aider à lutter contre le dopage.
Gatlin, 24 ans, a été testé positif à la testostérone le 22 avril lors d'une compétition dans le Kansas.
Il a reconnu la précision des examens effectués par le laboratoire chargé de la vérification et a promis de participer aux campagnes visant à débarrasser le sport des pratiques dopantes, a fait savoir l'USADA.
Gatlin sera dépossédé du record du monde du 100 mètres, dont il est le codétenteur en neuf secondes et 77 centièmes avec le Jamaïcain Asafa Powell.
Le sprinter avait été contrôlé positif aux amphétamines en 2001. Il avait alors été suspendu pour deux ans mais la Fédération internationale d'athlétisme avait ensuite reconnu que Gatlin ne s'était pas dopé intentionnellement et l'avait autorisé à reprendre la compétition au bout d'un an.
RETOUR COMPROMIS
Son second contrôle positif le rendait passible d'une suspension à vie, qu'il a évitée en acceptant de coopérer.
Mais son retour à la compétition est très compromis puisqu'il aura 32 ans lorsqu'il sera autorisé à revenir à la compétition.
Gatlin devient le deuxième athlète américain à être dépossédé d'un record du 100 m pour dopage.
Tim Montgomery a été suspendu pour deux ans en 2005 en raison de son implication dans le scandale de dopage lié au laboratoire BALCO. Son record de 9"78, établi en 2002, a été rayé des tablettes.
L'entraîneur de Gatlin, Trevor Graham, qui a eu la charge de plusieurs athlètes convaincus de dopage, fait actuellement l'objet d'une enquête de l'IAAF.
Graham a notamment entraîné la triple championne olympique Marion Jones, dont il ne s'occupait plus lorsqu'elle a été contrôlée positive à l'EPO en juin dernier.
Marion Jones a exprimé sa stupéfaction d'avoir été contrôlée positive et a réclamé une contre-expertise rapide.