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Christine
Arron a subi un terrible affront en terminant en 7e position de la finale du 60
mètres des championnats du monde d'athlétisme, lors de la première
journée vendredi à Budapest.
La "reine" Christine, postulante déclarée au sacre,
a échoué dans son objectif doré pour avoir effectué
un très mauvais départ puis ressenti une douleur aux deux cuisses
durant une finale qu'elle avait rêvée autre.
En 7 sec et 21/100, bien loin de ses temps réussis en séries
(7 sec 15) puis en demi-finale (7 sec 14), la protégée de Guy Ontanon
a regardé de loin l'Américaine Gail Devers s'imposer devant la Belge
Kim Gevaert.
"J'ai pris un départ exécrable, je me suis alors crispée
et quand j'ai voulu accélérer, j'ai ressenti une douleurs aux deux
jambes. Cela ne m'était jamais arrivé", expliquait la Française.
"Comme aux Mondiaux de Paris l'été dernier, je rate la course
qu'il ne fallait pas manquer. C'est râlant. D'autant plus que je me sentais
plus forte que les filles aujourd'hui sur le podium. Mais je n'ai pu le démontrer",
poursuivait-elle, déçue mais lucide.
Les Françaises ne pouvaient même pas se consoler avec la performance
de Muriel Hurtis, cinquième sans briller de la course la plus rapide de
l'année.
Boslak et Lacasse en évidence
Si les mines étaient allongées vendredi soir dans le camp des
Bleus, certains pouvaient heureusement esquisser un timide sourire.
Très en vue, Vanessa Boslak avait en effet fait le plein de confiance
à la perche. La jeune élève (22 ans) de Sébastien
Levicq franchissait sans encombre le cap des qualifications, réussissant
un parcours parfait avec quatre barres franchies successivement à 4,20
m, 4,30 m, 4,35 m et 4,40 m dès le premier essai.
Autre élément faisant partie de la relève de l'athlétisme
français, Florent Lacasse, 23 ans, s'était lui brillamment qualifié
pour les demi-finales du 800 m en remportant sa série. Quant à Julien
Kapek, il disputera la finale du triple saut grâce à un bond de 16,95
m en qualifications.
Mais en dehors de ces trop rares résultats positifs, Robert Poirier,
le directeur technique national, devait aussi constater les éliminations
précoces de Laurence Manfredi (poids), Maria Martins (3000 m) et Latifa
Essarokh (1500 m) chez les dames et de Yann Domenech (longueur), Sébastien
Pincemail (triple saut), Joan Charmant (hauteur), Nicolas Aissat (800 m) chez
les messieurs.
Pas de quoi pavoiser, à l'image de Ronald Pognon pour qui l'expérience
hongroise laissera un goût d'inachevé après son élimination
de justesse en série du 60 mètres pour avoir couru en 7 sec 73/100,
soit à un petit centième des demi-finales mais bien loin de sa meilleure
performance de l'année (6.65) en raison, là aussi, d'un départ
exécrable.
L'objectif de la délégation française d'obtenir deux médailles
et de disputer huit finales à Budapest semble désormais difficile
à atteindre.